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Signification
 
Voici la signification des divers symboles et la description des objets rituels que vous pouvez rencontrer sur notre site
 

OM OM MANI PADME HUM
LES YEUX DE BOUDDHA LE NOEUD SANS FIN
ASTAMANGALA KALACHAKRA
YIN YANG DORJE / VAJRA
ROUE / MOULIN A PRIERES LES BOLS CHANTANTS
LE MANDALA BOUDDHA
GANESH SHIVA
KRISHNA TARA
SARASWATI  

Om
Om (OM ou AUM) est la syllabe sacrée de l'hindouisme, fusion des lettres du sanskrit A, U et M. A représente le commencement, la naissance, et le dieu créateur Brahma. U représente la continuation, la vie, et le dieu Vishnu. M représente la fin, la mort, et le dieu destructeur Shiva. La syllabe représente donc la totalité de ce qui existe, ainsi que la trinité hindoue. Le signe OM a une importance privilégiée dans l'hindouisme.
Om
Om

om mani padme hum
Invocation bouddhiste, restée extrêmement populaire au Tibet. Composée de deux mots sanscrits entre deux interjections magiques, elle signifie « Om! le joyau sur le lotus, Hum! », et s'applique sans doute au Bouddha, l'un des « Trois joyaux » du bouddhisme et qu'on représente toujours assis ou debout sur un lotus épanoui. Son énonciation en toutes circonstances et son inscription en tous lieux passent pour avoir une grande vertu.
om mani padme hum
om mani padme hum

Le regard de Bouddha n’est ni triste, ni joyeux, ni sévère. Ce n’est pas le regard qui juge ou qui exprime. C’est le regard qui voit, qui sait tout. Il évoque la présence céleste et affirme son implication dans la vie quotidienne. En guise de nez, le chiffre « un » népalais qui ressemble à un point d’interrogation évoque le caractère unique de Bouddha.

Bouddha
 

Noeud de la vie infinie et de la félicité.
Ce signe symbolise la perfection, la plénitude ou bien la gloire des cinq sagesses. Il est parfois qualifié de « noeud sans fin » et associé à la notion d' « interdépendance ». Cette notion est très importante dans le bouddhisme tibétain, dans la mesure où tous les phénomènes sont considérés comme interdépendants et liés à l'existence de causes et de conditions.
 

 
L’Ombrelle
 

L’OmbrelleL’ombrelle, symbole de dignité royale qui protège de tous les maux. Elle symbolise l'activité qui protège les êtres. En cette vie, elle les garde des maladies, des obstacles, des accidents, des esprits malins.
Dans leur vie à venir, elle les protège des souffrances des mondes inférieurs (enfers, esprits avides et animaux).
Elle symbolise aussi la joie de la fête des actes positifs, rafraîchie par son ombre.

 
 

Les Poissons d’Or

 

Les Poissons d’OrDeux poissons d‘or, symboles de la libération par la souffrance, signe de fertilité. Symbole du bonheur et de la richesse, de l’abondance, de la prospérité et de la fertilité.

 
 

Le Vase d’Abondance

 

Le Vase d’AbondanceLe vase, d’abondance, contenant le nectar de l‘immortalité, symbole de richesse intellectuelle. Il représente une pluie sans fin de longue vie, de richesses, de prospérité, de tout ce qui est bon pour les hommes dans le domaine temporel et spirituel. Son embouchure est surmontée d'un joyau flamboyant.

 
 

Le Lotus de l’Immortalité

 

Le Lotus de l’ImmortalitéLe lotus parfait, la pureté. Il symbolise la purification du corps, de la parole et de l'esprit, ainsi que le plein épanouissement de l'activité bénéfique dans l'état de libération. Il est l'emblème de l'élévation spirituelle.
Cette fleur, probablement la plus significative d’Asie, naît du limon pour ouvrir sa corolle au soleil. Elle est le symbole parfait d’une conception bouddhiste du monde.

 

La Conque

 

La ConqueLa conque, symbole de l’absence du “Mal”, gloire de tous les saints.Elle symbolise le son du Dharma profond qui éveille les êtres du sommeil de l'ignorance et les incite à accomplir leur propre bien ainsi que celui des autres êtres.

 
 

Le Noeud sans Fin

 

Le Noeud sans FinLe noeud sans fin, noeud de la vie infinie et de la félicité. Il représente l'interdépendance de toutes choses, ou loi des causes et des effets.Il symbolise l'union de la sagesse et de la compassion.

 
 

La Bannière

 

La Bannière La bannière, signe de la victoire de la doctrine du Bouddha. Elle représente la victoire sur les négativités et les obstacles grâce aux actes accomplis par le corps, la parole et l'esprit. Elle témoigne aussi de la complète victoire du Dharma (la doctrine du Bouddha)  sur les forces du mal. Elle se dresse au sommet du Mont Meru, considéré par les fidèles comme le centre de l’univers bouddhiste. Elle symbolise aussi le triomphe sur l´ignorance.

 
 

La Roue de la Loi

 

La Roue de la LoiLa Roue de la Loi, elle symbolise la mise en mouvement de la roue du Dharma, c'est à dire la propagation de l'enseignement du Bouddha, à la fois sous sa forme théorique et sous sa forme pratique, dans toutes les directions et dans toutes les époques, enseignement grâce auquel les êtres connaissent le bonheur des actes positifs et de la libération.

 

Kalachakra

En sanskrit, Kala se réfère au temps et Chakra à la roue ; Kalachakra signifie donc la roue du temps. Cette roue du temps nous fait remonter le temps, jusqu’à l’année où Bouddha reçut l’illumination et où le roi Suchandra de Shambala en Asie centrale lui demanda de lui enseigner le tantra de Kalachakra. Bouddha se manifesta donc sous la forme de la divinité de méditation Kalachakra (représentant le temps omniscient et omnipotent) au stupa de Shri Dhanyakata dans le sud de l’Inde et y transmit l’initiation et l’enseignement. C’est de là que ce cycle ancien, mystique et complexe des enseignements tantriques du Kalachakra s’est répandu à travers le monde et fut transmis d’un Dalai Lama à un autre pour finalement parvenir au XIVème Dalai Lama actuel qui livre la 30ème initiation de sa vie à Amaravati. Kalachakra nous relie à tous les êtres et toutes les formes de vie. Sa Sainteté explique comment ce système de méditation, considéré comme suprême dans le bouddhisme tibétain, est fondé sur le développement d’une compassion qui embrasse tous les êtres, exprimant l’amour de Bouddha « illimité et relié à tout ». En ce sens, les enseignements de Kalachakra, pour sophistiqués qu’ils soient et bien qu’ils appartiennent au Vajrayana, se situent dans la continuité du Mahayana et ils sont donnés par le Bouddha, au nom d’une compassion extrême, pour faire mûrir le karma de tous les êtres.

   
Kalachakra

yin et le yang

Dans la philosophie chinoise, le yin et le yang sont deux catégories symbiotiques et complémentaires, que l'on peut retrouver dans tous les aspects de la vie et de l'univers. Leur complémentarité se démarque des couples opposés, plus répandus dans les philosophies occidentales, comme l'idée du Bien et du Mal.
Par exemple :
• Le yin est associé à la Lune qui représente la part féminine de la nature. • Le yang est associé au Soleil qui représente la part masculine de la nature.
Certains ont proposé que les termes yin et yang viendraient des mots sanskrits linga et yoni. Néanmoins, ils apparaissent avant l'introduction en Chine du bouddhisme, véhicule de la culture indienne. On les trouve en effet au chapitre 42 du Dao De Jing : « Le Dao donne naissance à l'un, l'un au deux, le deux au trois, le trois aux dix mille choses et êtres, les dix mille choses et êtres supportent le yang et embrassent le yin ».
Relations entre le yin et le yang.
Tout peut être décrit en terme de yin et yang, qui se trouvent :
• En relation d'opposition, tout en sachant que chacun des deux porte en lui le germe de l'autre ;
• En relation d'interdépendance, l'un ne se concevant pas sans l'autre ; l'excès ou la déficience d'un des deux entraîne des conséquences sur l'autre et un déséquilibre de l'ensemble ;
• En relation d'engendrement et de mutation de l'un en l'autre, comme par exemple lorsque le jour fait place à la nuit ;
• Le yin et le yang peuvent chacun se subdiviser en sous éléments yin et yang ; ainsi, si l'on ne distingue que deux catégories dans le concept de température, le froid est yin et la chaleur yang, mais il est possible de subdiviser la notion de chaleur en deux selon un quelconque critère, et de distinguer une chaleur yin et une chaleur yang.

 
yin et le yang

vajra

Le vajra, mot sanskrit signifiant « foudre » ou « diamant », est un symbole important dans l’hindouisme et surtout dans le courant vajrayana du bouddhisme, à qui il a donné son nom : « voie du vajra ». Il y désigne entre autres un instrument rituel. Il est appelé dorje (pierre noble) en tibétain. Le vajra, arme sans pareille, représente l’upaya, moyen efficace qui détruit l’ignorance. Le symbole formé de deux vajras croisés se nomme visvavajra (vajra de l’univers), en tibétain dorje gyatram ou « double vajra. » Son nom sanscrit est lié à un mythe cosmogonique qui prétend qu’il fut le premier objet de l’univers à prendre forme à partir du vent. Il est le symbole de l’action efficace par excellence, et l’attribut de Bouddha transcendant Amogasiddhi, chef de la famille du karma (action). Le signe du vishvavajra est imprimé sur le socle des statues pour marquer leur achèvement. Dans les rituels, le vajra est souvent employé avec la cloche ghanta. Il symbolisent alors respectivement le masculin et le féminin, l’action efficace (ou la compassion) et la sagesse. Le préfixe vajra ou dorje peut être ajouté devant de nombreux termes, manifestant leur association avec le rituel tantrique ou leur aspect transcendant. De nombreuses déités portent un nom préfixé par Vajra et sont représentées avec un vajra en main. Les divinités d’aspect féroce tiennent quelquefois en main un vajra ouvert dont les branches ne sont pas repliées, ressemblant plus à une arme.

 
vajra
vajra

moulin à prières

Les moines passent beaucoup de temps en prières. La durée, l'intensité et le nombre des prières donnent accès à des états de conscience auxquels le bouddhisme aspire. Toutefois, comme l'esprit humain n'est malheureusement pas toujours enclin à la concentration, et certainement pas pendant des périodes prolongées, et que le nombre des prières ne peut être augmenté à volonté, même en élocution accélérée, on a recours depuis des siècles, au Tibet, au moulin à prières. Un moulin à prières se présente comme un cylindre fermé tournant autour d'un axe (une tige en bois par exemple) ; pour mieux faire tournoyer le cylindre, on y attache sous le côté extérieur un cordon se terminant par une pierre. Le moine écrit donc la prière qu'il désire prononcer, sur le cylindre du moulin à prières. Pendant qu'il prie alors lui-même, il fait en plus, par de continuels mouvements giratoires de la main, tourner le moulin à prières (d'où son nom), qui lui apporte une assistance instrumentale dans l'activité de sa conscience, à savoir la concentration sur sa prière, et donc, l'accompagne pour ainsi dire dans la prière. Les Tibétains savent que l'usage du moulin à prières, dont ils se servent avec une intention précise et consciente, produit et libère dans le monde tangible et matériel, les mêmes informations immatérielles que si la prière avait été prononcée par un être humain.

moulin à prières
moulin à prières

 
Les bols chantants

Les bols chantants semblent magiques, alors qu'ils interagissent de manière différente selon les gens et l'environnement. De fabrication artisanale, chaque bol a un son unique. D’un usage largement répandu dans la région de l’Himalaya, les bols chantants sont constitués traditionnellement d’un alliage de sept métaux correspondant aux sept planètes sacrées : l’or, correspondant au Soleil, l’argent à la Lune, le mercure à Mercure, le cuivre à Vénus, le fer à Mars, l’étain à Jupiter, le plomb à Saturne.
Ces métaux combinés produisent un son profond qui peut pénétrer à l'intérieur du corps et créer une guérison subtile ou aider à méditer. On " joue du bol " en le tenant à plat dans la paume ouverte d'une main et en laissant le corps du bol vibrer librement, tout en faisant courir un bâtonnet de bois à l'extérieur de la bordure avec l'autre main. Lorsqu'on atteint la bonne combinaison sur les plans de la pression, de l'angle et de la vitesse, le bol se met à chanter.
Le bol chantant était utilisé traditionnellement comme bol d'offrande sur un autel bouddhique. On y plaçait de l'orge, des fleurs ou du riz, de l'eau et du beurre, ainsi qu'une mèche au centre pour en faire une lampe au beurre. En raison de ses propriétés sonores, le bol chantant est devenu non seulement un instrument musical, mais un outil pratique pour la méditation.
En tant qu'instrument de percussion, le ton de chaque bol dépend de son épaisseur, de sa grandeur et de son poids. Ces éléments sont fixes. Cependant, le ton et le volume peuvent être contrôlés de trois façons : par la force du coup, la dureté de l'objet qui frappe et le point de percussion.

 
Les bols chantants

Le mandala
On trouve ses origines dans le Jaïnisme, le Tantrisme, dans l'Hindouisme, le Bouddhisme, jusqu'au Lamaïsme. Le mot "mandala" est issu de la culture orientale. Il vient du Sanscrit, le langage sacré des Brahmanes de l'Inde. "Mandala" veut dire "cercle" ou plus exactement "cercle sacré" ou " cercle magique". En tibétain, c'est Kylkhor, Kyl voulant dire "centre" et Khor, "cercle".
Le mandala représente le monde idéal. C'est une forme géométrique avec un centre : la concentration, et une périphérie : l'organisation. Chaque mandala classique, d'origine orientale, a comme contenu un Mantra, formule sacrée hindouiste ou bouddhiste. Le Mantra est l'âme du mandala. La définition d'un mandala repose sur trois principes d'organisation : le point central, le rayonnement de ce point, et la frontière extérieure circulaire.
Le point central symbolise le mystérieux centre d'énergie, lieu de naissance de toute existence dans l'espace et le temps. Il symbolise également l'unité, la totalité et la perfection. Il est sans dimension ni lieu ; le cercle et la sphère prennent naissance de lui. Ils sont les formes de manifestation d'un point central. Le point central apparaît comme commencement et comme fin de tous les chemins possibles. La loi du centre est le silence et la loi du monde, la périphérie est le mouvement.
Le rayonnement issu du point central se développe de façon centrifuge jusqu'à la frontière circulaire où il se reflète, pour rejoindre le centre, en mouvement perpétuels de façon centrifuge et centripète confondues. Le point central est le point de départ et d'arrivée de tous les mouvements signifiants l'unité dans la diversité ou la diversité dans l'unité.
Le cercle, véritable frontière avec l'extérieur, est le protecteur de son contenu sacré, notamment du point central. Il est aussi le symbolisme de l'infini et de l'absolu. Et c'est pour cela qu'à travers toutes les civilisations et à travers le temps, le mandala est considéré comme un symbole du divin. Le mandala représente un modèle de macro et microcosme : le centre et la rotation, l'unité et la diversité (amas de galaxies, systèmes solaire, les cellules, les molécules et les atomes). C'est une visualisation de l'Univers.
Le centre d'un mandala représente le centre de l'Univers. C'est le coeur de l'univers qui comporte la sagesse, énergie venant du vide, du silence. Dans ce silence vivent l'unité, le divin, l'invisible, le métaphysique.
La périphérie représente la création du monde. C'est aussi la diversité de l'univers en organisation, née de son centre.
Pensons ici au macrocosme, nous découvrons les systèmes solaires. Dans le centre se trouve l'étoile, le soleil et, dans l'orbite, les planètes, leurs satellites, et leur lunes en organisation. Pensons aux galaxies : elles ont leur centre là où les étoiles sont les plus compactes et où la lumière brille le plus fort. Leurs périphéries sont les immenses bras des galaxies ou spirales qui, à leur tour, ont leur rotation autour de leur centre. Regardons encore plus profondément dans l'univers : nous découvrons les amas de galaxies qui, à leur tour, ont un mouvement de rotation autour d'un centre ; le big-bang même nous rappelle le schéma d'un mandala.
Rendons nous dans le microcosme, nous découvrons le monde des cristaux, des cellules et des atomes qui montrent le même schéma d'organisation que les mandalas. Les noyaux sont les centres et leurs périphéries organisées sont leurs cercles. Chaque atome représente un mandala et même le noyau d'atome, qui est fait de Quark ayant leurs organisations autour d'un centre, rappelle un mandala. " Dans le macrocosme comme dans le microcosme ", " en haut comme en bas " dit une loi spirituelle très ancienne qui vient de la philosophie hermétiquedes anciens Egyptiens.
Ainsi, le mandala est un "cosmogramme" qui représente l'univers tout entier dans son schéma essentiel. Le dessin d'un mandal agit sur le psychisme : il unifie par son centre et il équilibre par sa périphérie. Pour l'homme, c'est un "Psychocosmogramme". Il attire le regard vers le centre, vers l'unité, vers le divin ; il nous attire vers notre propre centre. Le cerveau humain est ainsi fait qu'il mémorise très vite les formes symétriques et les transmet ainsi rapidement vers le psychisme.
Le psychisme est fait de l'émotion et du mental. Le mandala agit sur le psychisme dans lequel il réunit et unifie, au travers de son principe d'immobilité : le centre, et il harmonise au travers de ses parties symétriques, dans la périphérie.
D'après Carl Gustav JUNG, le mandala est un "archétype". JUNG, psychiatre et élève de FREUD a associé le mandala au reflet du Soi. Il s'est servi de ce support pour mieux connaître le psychisme de ses patients, en leur faisant colorer et dessiner des mandalas. Le psychisme se symbolise à travers le dessin. Il existe donc bien une correspondance entre le dessin symétrique dans le mandala et le psychisme humain. Le dessin symétrique est la reproduction de notre psychisme en miniature, sur le papier. Et ceci peut varier selon le jour et selon l'humeur. Le mandala contient et organise les énergies "archétypales" de l'inconscient, d'une manière assimilable par la conscience.
En dessinant un mandala, nous créons notre propre espace sacré, un lieu de protection, un centre sur lequel se concentrent nos énergies. D'après JUNG, quand le Soi réussit à s'exprimer dans le dessin, l'inconscient répond en dictant une attitude de révcérance envers la vie. Quand nous regardons un mandala, il nous centre, il nous harmonise et il nous donne le silence et la paix. Il nous met en équilibre et il stimule en nous de nouvelles idées créatives qui sont capables de s'orienter vers un but constructif. C'est pour toutes ces raisons que le mandala est utilisé depuis la nuit des temps, comme support visuel de Méditation.
Lorsqu'on médite devant un mandala, on a devant soi la représentation du monde et de son propre esprit ; le propos est de faire coïncider son centre et le centre de l'Univers. La Méditation par le mandala nous offre silence, paix, harmonie, et nous ramène dans l'équilibre. Elle nous laisse regarder dans son propre monde, nous guide vers les sources de lumière intérieure. La Méditation nous fait connaître notre propre identité, le divin en nous, elle laisse briller la connaissance parfaite qui habite la profondeur de nos âmes.
On médite sur un mandala en le visualisant en trois dimensions, comme un temple. C'est pour cette raison que le cercle sacré est souvent posé dans un carré. Ce carré symbolise les murs du temple avec les quatre ouvertures, ou portes d'entrée, qui indiquent également les quatre points cardinaux et les quatre sens dans le ciel. En Inde, au Tibet, et dans toute l'Asie, les grands temples ainsi que les pagodes sont construits sur le principe architectural des mandalas. Les textes sacrés veulent que chaque temple soit une représentation de l'Univers. De même, en Occident, nos architectes ont pris le mandala comme modèle pour représenter la création du monde ; la transcendance dans le centre et la création diverse dans le cercle. Pensons, entre-autres, aux merveilleuses rosaces et aux jardins labyrinthiques des cathédrales.
Comme on trouve le mandala dans l'architecture en Inde, au Tibet et dans toute l'Asie, on retrouve aussi sa trace dans différentes manifestations artistiques comme : les mosaîques, les gravures, les sculptures, les poteries, les tissages, l'astrologie, les calendriers, la peinture sur tissu, sur toile, sur papier, et également dans la peinture du sable.
Les mandalas sont universels et omniprésents. Songeons un instant aux mandalas tibétains, à la richesse, à la complexité de leurs formes symboliques, de leurs couleurs, et à leur remarquable beauté. D'après les moines tibétains, l'art des mandalas est un art très puissant, différent d'une simple peinture. Faire des mandalas suppose beaucoup de qualités : une mémorisation des textes sacrés, le tracé de mesures précises, puis le dessin et la peinture. Un mandala est réalisé avec des prières pour la paix ; il est démentelé, chez les moines tibétains également avec des prières pour la paix lors d'une cérémonie spéciale. Les mandalas bouddhistes sont souvent représentés avec de nombreuses divinités figuratives, la divinité principale se trouvant au centre.
Dans le monde végétal, on retrouve souvent des liens avec le mandala, qu'il s'agisse par exemple des bourgeons ou des merveilleuses fleurs, de la tranche de section d'une branche, d'une racine, d'un tronc ou même d'un fruit, ceux-ci montrent clairement l'organisation d'un mandala. Dans le monde animal, ces liens existent aussi : dans les nids d'oiseaux ou les toiles d'araignées. Mais, en fait, il est possible de retrouver des liens avec le mandala dans beaucoup d'autres expressions : les mouvements ondulaire à la surface de l'eau, les tornades, les tourbillons, l'iris de l'oeil, les chakras, les cristaux, les horoscopes, les kaléidoscopes, toutes sortes de roues, les disques, la confection des plats alimentaires, dans les sciences, les diagrammes d'association ...
 
Le mandala

Bouddha

'homme qui devint le Bouddha naquit sous le nom de Siddhârta Gautama, au Népal, il y a plus de deux mille cinq cents ans. De naissance princière au sein d'un clan de guerriers, il se maria et eut un fils. Bien qu'il ait vécu dans le plaisir, le luxe et l'aisance, il ne cessait pas d'éprouver une profonde insatisfaction, au point qu'une nuit, alors qu'il était dans sa trentième année, après un dernier regard à son épouse et à son fils endormis, il se faufila silencieusement hors du palais. Chevauchant son coursier, il atteignit les frontières de son royaume, se coupa les cheveux et la barbe, et revêtit la robe safran d'un ascète errant. Il vécut d'abord sous l'autorité des maîtres de l'époque, puis forma avec cinq autres disciples son propre groupe. Il acquit une certaine renommée dans la pratique des austérités, mais après avoir mené cette sorte de vie pendant six années, il dut en arriver à la conclusion qu'il était encore loin de pouvoir transcender, ou comprendre, la condition humaine. Lorsqu'il décida de renoncer à la pratique des austérités, le reste du groupe, scandalisé, s'éloigna de lui en disant qu'il était retourné à une vie inférieure. Il partit alors dans la forêt, seul. Là, il demeura, avec une force renouvelée, développant la concentration avec la pratique de la méditation. À la nuit de la pleine lune de mai, alors qu'il était assis absorbé dans la contemplation du corps et de sa respiration, ayant rendu son esprit malléable et flexible, il le dirigea sur les aspects fondamentaux de la vie. Comme il pénétrait en esprit au cœur de ces questions, s'éleva la connaissance, s'éleva la vision, s'éleva la lumière. Il avait atteint l'éveil total et parfait. Il avait atteint un état de force de l'esprit infrangible, de vision claire et parfaite, de bienveillance sans limites et pour tous les êtres. Il avait extirpé en lui l'avidité, la haine et l'ignorance. Il avait surmonté la souffrance sous toutes ses formes. En atteignant l'éveil, il avait atteint ce qu'il y avait à accomplir dans toute vie et il se trouvait dans un état de contentement absolu. Pourtant, par compassion pour le monde souffrant, il passa les dernières quarante-cinq années de sa vie à enseigner les moyens -ou dharma- par lesquels d'autres pourraient à leur tour réaliser cette expérience. Ce que nous appelons aujourd'hui le bouddhisme, sous toutes ses différentes formes culturelles, n'est autre que l'héritage de cet enseignement.

 
Bouddha

Ganesh

Dans l’hindouisme, Ganesha, Ganesh souvent appelé Ganapati dans le sud de l’Inde - « le seigneur des troupes de divinités » ou mieux « le seigneur des catégories » - est le dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence, le patron des écoles et des travailleurs du savoir. C’est le dieu qui lève les obstacles. Il est le fils de Shiva et Parvati, l’époux de Siddhî, le succès et de Riddhî, la richesse. Shiva, rentrant d’une longue période de méditation dans l’Himalaya, trouva un jeune homme barrant la porte de sa maison pour l’empêcher d’entrer tandis que Parvati prenait son bain. Le jeune homme était le fils que la (demi-)déesse s’était conçu, au moyen de la poussière et des onguents qu’elle avait raclé de sur sa peau, pour lui tenir compagnie durant sa solitude. Furieux de se voir interdire l’entrée de sa maison, Shiva sortit son épée et coupa la tête de son « fils » qui roula au loin et devint introuvable. S’apercevant de cela, Parvati lui raconta toute l’histoire et, inconsolable, exigea qu’il redonne vie à son fils sur le champ. Shiva promit qu’il remplacerait la tête par celle de la première créature qui se présenterait. Un éléphant passa... Par cet acte, et bien que Ganesh ait été conçu sans lui, Shiva assume sa paternité.

Le symbolisme de Ganesh Les qualités attribuées à Ganesh, telles que la capacité à écarter les obstacles, sont celles de l’éléphant. C’est en effet le seul animal de la création capable de balayer de sa masse énorme les obstacles qui entravent sa marche et, brisant à l’aide de sa trompe branches et racines ou déracinant les arbres, se fraie un chemin au creux des fourrés les plus épais, comme dans les forêts les plus impénétrables. L’éléphant est aussi reconnu par les hommes comme un animal pourvu d’intelligence, de sagesse et d’une mémoire prodigieuse. Les différents et plus courants attributs de Ganesh sont :
- La hache, héritée de Shiva, est un symbole de puissance.
- Le noeud coulant permet de capturer l'erreur, qui empêche l'être humain d'avancer quête de la vérité. La corde est le lien invisible de l’Unité reliant la multiplicité des êtres et des choses.
- La défense brisée.
- Le crochet (ankusha) pour diriger les éléphants, symbolise son règne sur le monde.
- Le serpent en guise de ceinture représente l’énergie (shakti) dormant en tout être vivant.
- Sa trompe imposante courbée tantôt à gauche tantôt à droite correspondent aux deux voies par lesquelles les obstacles peuvent être contournés et le but suprême atteint.
- Sa monture est une souris. L’atman est comme une souris qui vit dans un trou appelé l’intellect, à l’intérieur du cœur de tous les êtres.

 
Ganesh

Śiva

Shiva (Śiva) — transcrit parfois par Siva ou Çiva, « le bon, le gentil » — est un dieu hindou, élément de la Trimûrti (trimūrti), la « trinité hindoue ». Dans la Trimûrti, Shiva est le destructeur, alors que Brahma (Brahmā) et Vishnou (Viṣṇu) sont respectivement le créateur et le conservateur. Cependant, bien qu'il représente la destruction, il est considéré comme une force positive, puisque, après la destruction, survient la création régénératrice. Il sauve d'ailleurs le monde dans au moins deux circonstances, lorsqu'il s'interpose entre la terre et les pieds de Kali rendue furieuse parce qu'elle perdait contre lui à l'occasion d'un concours de Bharata Natyam et lors du barattage de la mer de lait quand il avala la coupe de poison que celle-ci engendra, poison qui lui laissa une trace bleue sur la gorge. En fait, Shiva représente moins le mal que la transcendance, le gouffre qui sépare l'humain du divin devant lequel l'homme est saisi de terreur sacrée (voire myserium tremendum de Rudolf Otto). Shiva est le destructeur et le créateur, mais cet antagonisme n'est qu'apparent ; ils sont en effet perçus comme réciproquement dépendants, une complémentarité paradoxale en quelque sorte. Lorsque Shiva est présenté en Nataraja, le Seigneur de la danse, il marque de son talon le rythme ternaire du tandara, symbolisant la création, la permanence et la destruction (chacune des pointes du trident). Il est le commencement et la fin, le yogi ascète et le luxurieux tantrique, la bonté et la fureur, l'alpha et l'oméga. Shiva n'est pas connu des Veda, il pourrait être une forme de Rudra (littéralement « le Rouge » aussi appelé « le Hurleur », un dieu terrifiant) qui évolua ultérieurement. Shiva est le feu intérieur (tapas) qui dévore les ascètes, le temps qui détruit et recrée le monde. Il est habituellement représenté par un phallus stylisé, appelé Shiva lingam , symbole de création parfois associé à la yoni, l'organe féminin, la matrice du monde. Shiva est encore paśupati. Sous cet aspect, il protège le bétail (paśu), gage de richesse, mais plus symboliquement, il protège et libère les âmes asservies dans et par le samsāra. Les textes jouent de trois mots : pati, le Seigneur ou le Maître ; paśu, le troupeau (des dévots), l'âme individuelle ; pāśa, le lien (de la transmigration). Sa demeure est le mont Kailash (Kailāsa) et son véhicule ─ vahana en sanskrit ─ est Nandi ou Nandin (Nandī), le bœuf, le taureau, le veau. La parèdre de Shiva, sa shakti (śakti) présente plusieurs formes, Pârvatî (Pārvatī), la fille de l'Himalaya (Himālaya), Durga (Durgā), l'inaccessible, Kali (Kālī), la déesse de la mort. Shiva a été également marié à Satî (Satī), la fille de Daksha (Dakṣa), qui était opposé à leur mariage. La ville sacrée de Shiva est Vârânasî (Bénarès). Ses adorateurs, les shivaïtes, le considèrent comme seul créateur. Le shivaïsme est l'une des deux branches principales de l'hindouisme aujourd'hui, l'autre étant le vaishnava. Shiva et Parvati sont les parents de Skanda — aussi appelé Karttikeya (Kārttikeya) ou Subrahmanya (Subrahmaṇya) — et de Ganesh (Gaṇeśa), le dieu éléphant qui écarte les obstacles. Traditionnellement et à la différence de Vishnu, Shiva n'a pas d'avatars.

 
Śiva

Krishna
Krishna est le huitième et le plus populaire des avatars de Vishnu. C'est un dieu à plusieurs visages, dont les aventures sont mises en scène et présentées dans les villages. Enfant, il est espiègle et vole du beurre avec son frère Balarama. C'est un berger et son animal favori est la vache. Comme Rama, il est connu pour ses actions héroïques auprès des Pandavas dans la bataille qui les opposent aux Kauravas. Krishna est le dieu de la bhakti, l’amour dévotionnel pour son dieu qu’il enseigne dans le Mahabharata. Krishna est également connu comme le séducteur des gopîs (les femmes et les filles de bouviers). Parmi elles, Radha est sa favorite et son amour personnifie la bhakti (dévotion). Krishna est un guerrier redoutable mais il est également connu comme le séducteur des gopis, les femmes et les filles de bouviers. Une nuit de pleine lune, Krishna se rendit en forêt et se mit à jouer de la flûte. Entendant ce son divin, les gopis accoururent et, folles de désir tombèrent immédiatement amoureuse de Krishna. En dansant, elles forment un cercle, symbolisant l'union de ciel et de la terre. Charmés, même les dieux vinrent assister au spectacle. Il s'unit à chacune des 900 000 gopis, mais parmi elles, Radha était sa préférée. L'amour de Krishna pour les gopis est la métaphore de l'amour du dieu pour les hommes, celui de Radha personnifie la dévotion (bhakti) Krishna invente le "rasa", désignant le plaisir éprouvé devant toute forme esthétique. L'amour de Krishna pour Radha est devenu une des sujets préférés des représentations populaires de l'hindouisme.
 
Krishna
Krishna

Tara, Dölma ou Sgrol-ma (tib.)
"La Libératrice”,
"Celle qui sauve",
"Celle qui aide à traverser la rivière du temps et de l'espace" est un Bodhisattva* féminin très populaire et une divinité féminine issue de l'hindouisme.
Elle incarne l’aspect féminin de la compassion et dans le Bouddhisme tibétain elle représente une divinité très populaire. Pour les Tibétains, elle est la mère bienveillante et protectrice, vers laquelle ils tournent leurs prières dans toutes les difficultés de la vie quotidienne.
La légende de Tara : Selon la tradition, Tara était, à l'origine, une jeune fille qui devint une déesse. Tout commence dans la nuit des temps, à l'époque du Bouddha "Son du Tambour". Vivait alors une princesse du nom de "Lune de Sagesse" qui, pendant dix millions d'années, fit chaque jour d'immenses offrandes à Son du Tambour et à ses disciples. Elle fit aussi, en sa présence, la promesse d'atteindre l'Eveil pour secourir tous les êtres, et de se consacrer sans cesse à leur bien. Les moines lui dirent alors que, pour atteindre son but, elle devrait prier afin de renaître homme et non point femme. Lune de Sagesse, qui ne voyait rien à redire à sa féminité, n'apprécia guère leur commentaire et, après leur avoir fait remarquer que, en ce qui concerne l'Eveil, il n'existe ni homme ni femme, elle leur déclara: "Beaucoup désirent l'Eveil dans un corps masculin, mais personne n’œuvre pour le bien des êtres dans un corps féminin. C'est pourquoi, jusqu'à ce que le Samsâra** soit vide, je travaillerai pour le bien-être de tous les êtres dans un corps féminin". Puis, pendant dix millions d'années, elle pratiqua jusqu'à ce qu'elle atteigne la complète réalisation et devienne capable de libérer dix millions d'êtres chaque matin et autant le soir. C'est alors que Bouddha Son du Tambour déclara qu'elle serait désormais connue sous le nom de "Tara", la Libératrice.
Il existe 21 formes différentes de Tara, dont les principales sont Tara Verte, qui protège de tous les dangers, et Tara Blanche, qui assure une longue vie. Assise en position du lotus, Tara tient un lotus de la main gauche et possède des yeux au milieu du front, dans chaque paume de la main et sur les plantes des pieds.
Au VII ème siècle, au Tibet, on pense que Tara s'incarne dans chaque femme vertueuse. Fondateur de la ville de Lhassa, le roi Songtsen Gampo (7ième s. ap. J-C) épousa deux princesses vertueuses : la fille de l’Empereur de Chine et la fille du roi du Népal, toutes deux bouddhistes. C’est ainsi qu'on assiste alors à la création de la Tara blanche qui correspond à l'épouse chinoise (portant un lotus épanoui) et la Tara verte, correspondant à l'épouse népalaise (portant un lotus bleu).
Déesse ayant rang de bodhisattva, on la prie afin d'obtenir son aide pour surmonter les périls de la vie.
*Bodhisattva:(sanskrit). « Être éveillé ». Etre qui aspire à acquérir l'état de bouddha par l'exercice systématique des vertus parfaites, mais qui renonce à jouir du Nirvâna parfait tant que tous les êtres ne sont pas sauvés. La vertu qui détermine toute son action est la compassion. Le bodhisattva apporte une aide efficace: il est prêt à assumer la souffrance de tous les êtres et à transmettre à d'autres ses propres mérites karmiques.
**Samsara: (skrt). Littér. « Migration ». Le “cycle des existences“, suite de renaissances au sein des différentes conditions d’existence auxquelles un individu ne peut se dérober tant qu’il n’a pas obtenu la délivrance et atteint le Nirvâna. L’enchaînement au Samsâra est la conséquence des “Trois Racines du Malsain”, qui sont la haine, le désir et l’ignorance. La condition de renaissance est conditionnée par le Karma de chacun.
 
Tara

Saraswatî est la déesse de la connaissance et de la sagesse. Saraswatî est l’épouse de Brahmâ et représente donc sa moitié d’énergie féminine. Elle révéla aux hommes l'écriture et le langage, ainsi que l'alphabet devanagari, duquel est issu le sanskrit. Née de Brahmâ, c'est par leur union que la terre fut peuplée. Elle est vénérée par les étudiants, les professeurs, les écoliers et les chercheurs. Saraswatî est généralement représentée avec quatre bras, qui dénotent son omniprésence et son omnipotence (de la même façon que pour les autres dieux). Sa monture est un cygne, incarnant la sagesse.. Ses différents attributs sont : Le lotus sur lequel elle est assise, représente la réalité suprême et sa couleur blanche symbolise la pureté et la connaissance. Le rosaire qu’elle tient dans sa main droite symbolise la concentration, la méditation et la contemplation. Cela signifie qu’on ne peut acquérir la connaissance que dans la vérité et la dévotion. L’instrument à cordes (veena) dont elle joue signifie qu’elle est aussi la déesse de la musique. Les deux bras supérieurs représentent son activité dans le monde physique et ceux du bas, son activité dans le monde spirituel. Ses quatre mains dénotent quatre aspects différents de sa personnalité. Sa main supérieure droite symbolise l’esprit, celle du bas, l’ego. La sagesse est représentée par sa main supérieure gauche, tandis que sa main inférieure gauche représente la conscience. Un livre à son côté gauche signifie que la connaissance doit être utilisée avec amour et bonté.
 
Saraswatî
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